Texte sur le modèle vivant






Le corps de Sofi en harmonie avec celui de la guitare pour nous jouer un air céleste.
Marie-Paule CORTELLI


Là Sarah nous transmet son énergie et sa drôlerie en jouant avec son écharpe rouge d'un petit air mutin.
Marie-Paule CORTELLI



Tu incarnes
Ces dix pas de danse;
J't'en emprunte un brin
Et en imprime une empreinte
sur un carnet
Gabriel GUTFREUND


Chaque personne recèle un trésor caché, à nous de le trouver, de nouer ce lien si particulier avec le modèle, et de faire ensemble ce chemin vers une fusion artistique...
Nicole BECK


Sofi, princesse tendresse que rien ne voile, c'est l'étoile qui brille au fond d'un ciel bleu.
Laurelise MULLOT


Marilyn, sous tes cils baissés frémissait ta beauté dont on voudrait éterniser, ton blond sourire éclaire toute chose, les grâces baiseraient ton pied charmant.
Laurelise MULLOT


Double, seule avec mon bonheur - le dos est une espérance.
Laurelise MULLOT



Alicia
Sûre d'Elle, Elle pose, s'impose, ne faiblit pas.
Debout, plantée, droite, sa posture comme son regard.
Puis, plongée dans ses courbures, Elle se lie et se délie,
se transforme, réapparait, s'offre à une main.
Sûre d'elle, cette main se pose, glisse, s'arrête, hésite, passe et
repasse, se trompe et La trahit.
Puis, elle se reprend, et reprend son geste, de plus belle,
encore et encore jusqu'à l'achèvement, peut-être...
Maryline EHRHART


Sofi
Elle, élégante et gracieuse.
C'est pourtant lui, le turban, qui attire. Tordu, enroulé, il amène une fleur jusqu'à ses yeux pour mieux offrir son regard aux autres regards. C'est aussi ça se mettre à nu, se livrer, les yeux ouverts, pour le plaisir.
Maryline EHRHART


Larmes liées, souffrances frustrées, messages décalés, visions vides et floutées, terres en jachère et à l'abandon, coulures salées glissant sur la sensualité des corps, regards au loin, à l'horizon.
Gregory STAKY



Terres d'argile prêtes pour les mains agiles de l'artiste, modeler la vibration du modèle, terre promise qui laisse place au retour de la végétation, de la nature pure, afin que la méditation et l'oraison retrouvent leur horizon.
Gregory STAKY



Il ne suffit pas d'être nue pour dévoiler ce que l'on s'efforce de dissimuler.
Delphine LECLERCQ



Amour et désarroi ne vont pas l'un sans l'autre.
Comme la bernique à son rocher, l'un s'accroche, l'autre semblant vouloir reprendre sa liberté.
Amour et désarroi ne vont pas l'un sans l'autre.
Comme le fil dans le chas d'une aiguille blessant le doigt qui viendra s'imiscer.
Delphine LECLERCQ




Parfums d'orient,
Patchouli ou ambre ?
Quand par la courbe d'une hanche, on ne sait plus
Qui on est et d'où vient  le vent.
Delphine LECLERCQ




Ô mères loin de l'eau d'ici,
Loin des luttes mythiques.
Mères de l'absence,
Du vide et des non-joies,
Loin des combats menés pour tes enfants.
Ô mères aperçues lisses,
Peine et loupe dans l'interstice,
L'étroit chemin te conduisant aux tiens,
Qui se morfondent en attendant maman.
Ô mères aveuglées par mille joyaux,
Tisse ta toile, crée l'épopée,
De ton esprit floué par le firmament.

Ô mères, sanglante légende,
Noyés dans ton antre, baignés dans ton sang,
Existants que pour cet unique moment.
Mères indignes, laissez les bébés à d'autres bras.
Soyez femmes aux ventres plats.
Belles sur vos escarpins aux talons hauts.
Resserrez vos corsets jusqu'aux maux.
Oubliez vos enfants jadis reconnus,
Trottez sur la vie, débraillées, même nues.
Delphine LECLERCQ


.
Puis, ma main vient délier mes cheveux,
En un mouvement balancier, ils viennent caresser mes reins,
et s'immobilisent.
Je prends appui sur mes poings et me lève.
Je cours droit devant, jusqu'à devenir ce minuscule point noir.
Je disparais, sans laisser d'adresse, dans l'étendue de mes pensées.
Delphine LECLERCQ



Il est parti dans la nuit noire et je me glace de son absence.
Son soudain départ comme une excès d'indifférence.
Je me noie, et peine à garder le silence.
Delphine LECLERCQ




Disparait de ma mémoire sombre inconnue.
Tu n'es rien, pas même une esquisse à la craie sur un tableau noir que l'on vient nettoyer.
Mais j'aurais aimé te connaître, au moins te respirer.
Delphine LECLERCQ



Lignes de fuite et perspectives disparaissent quand l'œil s'attarde sur l'insolente beauté d'un pistil à peine dissimulé.
Delphine LECLERCQ





La beauté et la jeunesse ont tous les droits, car sur ces deux points réunis le ridicule n'a point d'effet.
Delphine LECLERCQ




Allongée, dévoilée, drapée sur un océan lacté,
Elle flamboie de rousseur, chevelure ou couverture
Semblant fondre vers l'infini.
Delphine LECLERCQ



Seins altiers cherchent genoux aiguisés,
Les orteils dans la continuité,
Triangle relationnel souvent desctructeur ou fusionnel
Trouvera, ici, une parfaite alchimie.
Delphine LECLERCQ



Qui es-tu mon autre ?
Je t'imagines, tu me surprends,
Je te rêve, tu me reprends.
Qui es-tu mon autre ?
Un parfum de moi-même,
Aux fragances anathèmes.
Delphine LECLERCQ




Joséphine YERA, Anaïs, 2016.
« Elle est assise là, tranquille, sereine, sans artifices et tout devient tranquille et serein ».



Joséphine YERA, Edwige, 2015.
« Telle une étrange et mystérieuse divinité, elle se tient de profil, j'échappe alors à son regard perçant et tente de voler son image ».


Joséphine YERA, Lorène, 2016.
« C'est la pose de fin de séance, plus confortable, plus reposante. Tandis que le crayon lui, court sur le papier, c'est sa dernière chance de réussir à capter toute la douceur des courbes du modèle ».



Isabelle CONTINI, Alchimie. Lorène, 2016.
« Bleu, jaune, rouge et vert…
Le modèle devient creuset
Et l'alchimie s'opère
Eau, air, feu et terre s'animent
Pour donner vie à nos mondes imaginaires… »




Isabelle CONTINI, Pensées. Lorène, 2016.
« Suis-moi dans le labyrinthe de mon moi
Au plus profond de lui
Suivant le fil de tes rêves
Tu trouveras le toi ».




Isabelle CONTINI, Bulles. Nataliia, 2016.
« Qui est où ?... »




Isabelle CONTINI, Une. Nataliia, 2016.
« Mots dans le dessin
Mots-dessins
Mots-desseins
Mots-destins »


Ne regarde pas le sein, mais le nez.
Ici même il prend toute sa beauté.
Un roc, un pic, un cap, ne saurait lui sied,
Car il suscite à l'esquisse toute sa féminité. 
Delphine LECLERCQ




S'il savait combien de regards posés
Sur sa croupe ont fantasmé,
Ses pommettes saillantes, très certainement, en rougiraient.
Delphine LECLERCQ




Petite, je vagabondais dans les salles du Musée qui m'a vue grandir, les œuvres étaient mes amies, j'inventais la vie des visages mélancoliques et lascifs, j'admirais les corps de Vénus ou de Suzanne.
A présent, je suis celle qui raconte les images, qui explique les poses, qui décrit les formes. Historienne de l'Art, je rentre au cœur des œuvres pour mieux les comprendre.
Et puis, j'ai commencé à poser. J'ai traversé le miroir et me suis retrouvée au centre des traits de crayons, des lignes de pastel, des doux crissements des instruments sur le papier.
Et je me suis vue, moi, dessinée, animée par le regard d'artistes, apprentis ou établis.

Poser, c'est être un instrument de l'Art, comme le crayon ou le pinceau.
Poser, c'est se mettre à nu et apprendre à se connaître.
Poser, c'est souffrir aussi, tenir l'immobilité fragile de sa main, résister aux minutes qui passent sur son corps, faire taire les tremblements, et s'écouter.
Poser, c'est offrir sa nudité à l'œil et au papier,
C'est devenir immortelle.
Appoline Marie HUIN





Petit mot aux modèles
D'abord j'observe le modèle, mais ce n'est pas simple, parce que je m'identifie à lui. J'évacuer une peur ou une angoisse, mais heureusement cela ne dure pas.
Ensuite un trait, le plus long possible, une tache, j'évite  de gommer, et ne pas me tromper dans les proportions.
Que ce passe t'il, ce trait et cette tache sur la feuille blanche, ce n'est pas seulement reproduire : C'est une communication avec moi et surtout  une communication avec le modèle.
Maurice WEY








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